Récit de Patrick Allaire du club des Antilopes, 1er québécois au Ironman Lake Placid et 10e au général.
Bonjour à tous,
Je suis heureux de vous faire parvenir le résumé de ma course Ironman à Lake Placid. Et croyez-moi ça a fait mal! Cette course fut le point culminant de plusieurs années d’entraînement. Certaines années furent moins raisonnables que les autres et remplies de compétitions trop souvent insatisfaisantes selon mes standards. Heureusement, avec les années j’ai su apprendre à m’entraîner plus efficacement et les dernières courses se sont révélées être parmi mes meilleures. Malgré le fait que mon dernier Ironman datait d’il y a trois ans, j’ai voulu revenir à cette distance en bâtissant un peu plus de vitesse mais surtout avec un genou qui ne lâcherait pas durant la deuxième moitié du marathon. Mon plan semble avoir bien fonctionné!
En effet, les derniers entraînements qui se sont déroulés avec le support et les encouragements de l’équipe Tardif m’ont donné la confiance nécessaire pour attendre mon objectif, c’est-à-dire finir dans les trois premiers amateurs. À ma grande joie j’ai atteint mon but en réussissant premier avec un temps de 9h18. De plus, pour la première fois j’ai réussi à finir la course sans ces traditionnelles crampes, la hantise de toutes mes courses passées!
Quant au volet natation, je l’ai complété avec mon ‘’wetsuit’’ fraîchement recollé au ‘’duck tape’’ qui a su résister au départ quelque peu violent produit par les 2600 athlètes. Je dois dire que lorsque je suis allé prendre mon vélo chez l’équipe Cycle Technique, qui en passant a fait une excellente mise au point de mon vélo, j’étais un peu gêné de leur montrer mon ‘’wetsuit’’ déchiré. En tant que figure de proue de la catégorie de gens toujours à la dernière minute (nous sommes le jeudi avant la course), j’allais dépenser 600$ pour un nouveau ‘’wetsuit’’. Cadeau du ciel, l’équipe m’a montré comment le réparer temporairement! Merci Cycle Technique!
Quand le volet natation a été terminé, je suis rentré dans la transition et j’ai malencontreusement pris le mauvais sac pour l’étape à vélo. Heureusement les bénévoles ont refait un sac et j’ai réussi à trouver mon sac un peu plus tard. Je pars donc à vélo, tout se déroule bien, je reste dans mes zones de watt prescrites. Soudainement, avant même la deuxième boucle, c'est-à-dire près de Wilmington en revenant vers Lake Placid, je succombe à une c****e de crampe! Plus capable de pédaler, je débarque donc et je m’étire quelques minutes. Les gens passent, je panique, je ne comprends pas, je me dis que vais encore cramper toute la course, que ma course est finie et que ça va être une longue journée. Finalement je repars tranquillement, je prends de grandes respirations, je me concentre sur ma technique et je réalise que je contracte involontairement mon ‘’hamstring’’, le muscle que je réussis à faire cramper à toutes les compétitions! Je continue comme ça et mes muscles se relâchent graduellement. J’imagine que le yoga de l’hiver dernier s’est avéré plus utile que je ne le pensais. Était-ce une révélation? J’ai bien hâte de voir mais j’ai définitivement appris de cette mésaventure.
Le volet vélo s’est donc bien terminé et j’ai même fini la deuxième boucle avec un temps similaire à la première. Je rentre donc en transition, prêt pour la difficile épreuve de la course à pied et avec une certaine réserve quand à la fiabilité de mon genou. Finalement, le volet course à pied s’est généralement bien déroulé mais je crois bien que j’ai souffert pour plusieurs années. Au moment où je franchissais la ligne d’arrivée, l’idée de refaire un autre Ironman cette année n’était pas alléchante du tout. Mais comme d’habitude, deux minutes après la fin du parcours l’idée me semblait de plus en plus attirante.
En terminant j’aimerais remercier tous mes amis, mon frère, mes parents, Moksha Yoga, le club de triathlon Antilopes, l’Équipe Tardif de ProprioDirect et Cycle Technique pour leur support et sans qui cette aventure n’aurait pu être possible.
Patrick Allaire
À noter que Patrick Allaire s'est qualifié pour les Championnat du monde à Hawai. Il se prépare à cette épreuve légendaire auquelle la majorité des triathlètes rêve un jour de participer. La préparation est physique, psychologique mais aussi financière. Si vous souhaitez lui apporter une aide financière ou matérielle ou monter un partenariat avec lui, contactez le à patrick.allaire@mail.mcgill.ca .









